Sommaire
ILa mise en place de l'égalité femmes-hommesALes lois qui ont favorisé l'égalité femmes-hommesBLes actions auprès des jeunesIIL'égalité femmes-hommes est encore fragile et incomplèteALes stéréotypes sont encore multiplesBLes inégalités sont encore nombreuses Ce contenu a été rédigé par l'équipe éditoriale de Kartable.
Dernière modification : 24/08/2026 - Conforme au programme 2026-2027
La mise en place de l'égalité femmes-hommes
Les lois qui ont favorisé l'égalité femmes-hommes
En France, tous les citoyens doivent avoir les mêmes droits : l'égalité entre les femmes et les hommes devrait donc être garantie. Difficile à installer, un long combat historique a permis à cette égalité de progresser lentement.

Des lois qui ont amélioré l'égalité femmes-hommes
- En 1944, les femmes obtiennent le droit de vote, car avant cette date, seuls les hommes pouvaient voter en France.
- En 1965, les femmes peuvent travailler sans autorisation de leur mari. Avant cette loi, une femme ne pouvait légalement pas travailler si son mari le lui interdisait.
- En 1975, la loi sur l'interruption volontaire de grossesse permet aux femmes d'avorter dans certaines conditions. Cette loi donne aux femmes le droit de décider de leur grossesse.
- En 1987, la loi sur l'autorité parentale conjointe donne les mêmes droits et devoirs à la mère et au père envers leurs enfants.
- En 2000, la loi sur la parité impose que la moitié des candidats aux élections soient des femmes.

Affiche qui célèbre les 50 ans de la loi accordant le droit de vote aux femmes
Les actions auprès des jeunes
Il ne suffit pas de voter une loi pour supprimer les inégalités, il faut aussi agir chaque jour pour que les droits deviennent une réalité pour tous. Malgré les nombreuses lois déjà votées, l'État continue donc d'agir pour renforcer l'égalité femmes-hommes.
L'État et l'Éducation nationale ont la responsabilité d'apprendre aux jeunes à respecter l'égalité entre les femmes et les hommes et à comprendre que filles et garçons ont les mêmes droits, les mêmes capacités et les mêmes possibilités d'avenir.
L'Éducation nationale organise chaque année des journées de sensibilisation, comme la Journée internationale des droits des femmes (8 mars), ou la semaine de l'égalité filles-garçons.
Des actions éducatives sont menées pour encourager les filles à s'engager dans les métiers scientifiques ou techniques, grâce au programme « Les sciences, ça se vit aussi au féminin ! » ou à des interventions d'associations comme « Elles bougent ».
L'État soutient des campagnes contre le sexisme, le harcèlement et les violences faites aux femmes, y compris à l'École.
Chaque année, le 11 février, on célèbre la Journée internationale des femmes et des filles de science, instaurée par l'ONU. Cette journée met en valeur les femmes scientifiques et encourage les jeunes filles à s'intéresser aux métiers scientifiques et techniques, encore trop souvent considérés comme masculins. C'est une occasion pour les élèves de rencontrer des chercheuses, ingénieures ou techniciennes et de comprendre que les sciences sont ouvertes à tous et à toutes.

Page d'accueil de l'académie de Nice faisant la promotion du 11 février
L'égalité femmes-hommes est encore fragile et incomplète
Les stéréotypes sont encore multiples
Stéréotype de genre
Un stéréotype de genre est une idée reçue sur ce que doivent faire les filles ou les garçons.
À l'école : penser que les garçons sont meilleurs en maths et en sport, et que les filles sont meilleures en français et en arts plastiques, croire que les garçons sont plus turbulents et que les filles sont plus sages, se moquer d'un garçon qui veut faire de la danse ou d'une fille qui veut jouer au foot.
Dans la société : penser que les femmes doivent s'occuper de la maison et des enfants, et que les hommes doivent travailler pour assurer les besoins matériels de la famille, voir dans les publicités que les produits ménagers sont souvent utilisés par des femmes, alors que les voitures ou les outils sont présentés par des hommes.
Ces stéréotypes influencent souvent le choix des études et des métiers choisis par les filles : elles sont parfois encouragées vers les métiers du soin, de l'enseignement ou de la communication, tandis que les garçons sont davantage dirigés vers les filières scientifiques, techniques ou informatiques.
En 2024, seulement 35 % des élèves dans les filières scientifiques et techniques étaient des filles, alors qu'elles réussissent en moyenne aussi bien, voire mieux, que les garçons dans ces matières au collège.
Les inégalités sont encore nombreuses
Les lois françaises ont permis des progrès importants, mais les inégalités ne disparaissent en réalité que lentement et persistent encore dans de nombreux domaines de la vie quotidienne.
Les femmes et les hommes n'ont pas toujours les mêmes chances d'études.
- En terminale, seulement 45 % des élèves en spécialité « mathématiques » sont des filles.
- Dans les écoles d'ingénieurs, les femmes ne représentent qu'environ 30 % des étudiants.
Les femmes et les hommes n'ont pas toujours les mêmes chances de carrières, ni les mêmes salaires.
- Seuls 40 % des postes de responsables sont occupés dans les entreprises par des femmes.
- En moyenne, une femme gagne environ 15 % de moins qu'un homme qui exerce le même métier dans la même entreprise.
Les femmes et les hommes n'ont pas toujours les mêmes chances d'accès aux postes de pouvoir.
- Dans les plus grandes entreprises, seuls 8 % des dirigeants sont des femmes.
- Dans les mairies, seulement 20 % des maires sont des femmes.