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ILa phrase simple et la phrase complexeIILes trois manières de relier les propositions d'une phraseIIILa proposition subordonnée Ce contenu a été rédigé par l'équipe éditoriale de Kartable.
Dernière modification : 27/08/2026 - Conforme au programme 2026-2027
Repérer les propositions permet de mieux comprendre les textes longs, de bien ponctuer son récit et d'éviter les phrases trop lourdes ou mal construites quand on écrit.
Une phrase est une unité de sens qui commence par une majuscule et se termine par un point fort (., !, ?, ...).
Une phrase (simple ou complexe) possède toujours un type (ex : déclarative) et une ou plusieurs formes (ex : négative).
Ulysse ne veut pas entrer dans la caverne.
- type: déclarative ;
- forme : négative.
La phrase simple et la phrase complexe
Phrase simple
Une phrase simple est une phrase qui ne contient qu'un seul verbe conjugué. Elle a donc une seule proposition.
Ulysse ne veut pas entrer dans la caverne.
C'est une phrase simple, car il n'y a qu'un seul verbe conjugué : « veut ».
Phrase complexe
La phrase complexe est une phrase qui comporte au minimum deux verbes conjugués, c'est-à-dire au moins deux propositions.
Il découvre la capitale : les salons mondains, les théâtres, tout ce qu'il y a de plus beau à ses yeux.
Cette phrase comporte deux verbes conjugués, « découvre » et « a », donc deux propositions.
Pour connaître le nombre de propositions dans une phrase complexe, on compte les verbes conjugués.
J'ai écrit à mon correspondant de Londres et je lui ai appris que je viendrai le mois prochain lui rendre visite.
Cette phrase comporte trois verbes conjugués, donc trois propositions.
Seuls les verbes conjugués à un mode personnel (indicatif, subjonctif, impératif) comptent pour identifier les propositions. L'infinitif et le participe ne comptent pas dans le calcul des propositions.
Les trois manières de relier les propositions d'une phrase
Les propositions d'une phrase complexe peuvent être reliées entre elles de trois manières :
- la juxtaposition ;
- la coordination ;
- la subordination.
Juxtaposition
La juxtaposition consiste à relier les propositions d'une phrase complexe par un signe de ponctuation faible (point-virgule, virgule ou deux-points). On dit alors que les deux propositions sont juxtaposées.
Catherine assiste à un concert, son fils Tristan va jouer au piano.
Dans la phrase précédente :
- la première proposition est « Catherine assiste à un concert » ;
- la seconde proposition est « son fils Tristan va jouer au piano ».
Le signe de ponctuation qui relie les deux propositions est une virgule « , ». Les deux propositions sont donc juxtaposées.
Coordination
La coordination consiste à relier les propositions d'une phrase complexe par une conjonction de coordination ou un adverbe de liaison (« puis », « ensuite », « ainsi », « cependant », etc.). On dit que les deux propositions sont coordonnées.
Nous ne pouvons pas rouler tout droit car la rue est barrée.
Dans la phrase précédente :
- la première proposition est « Nous ne pouvons pas rouler tout droit » ;
- la seconde proposition est « la rue est barrée ».
La conjonction de coordination qui relie les deux propositions est « car ». Les deux propositions sont donc coordonnées.
Lorsque deux propositions sont à la fois reliées par un signe de ponctuation faible et une conjonction de coordination, ces propositions sont dites « coordonnées ».
L'homme avança lentement, et il fit demi-tour.
Dans la phrase précédente :
- la première proposition est « L'homme avança lentement, » ;
- la seconde proposition est « et il fit demi-tour ».
Les deux propositions sont reliées par un signe de ponctuation faible : une virgule « , ». Elles sont aussi reliées par une conjonction de coordination « et ». On considère que les deux propositions sont coordonnées.
Subordination
La subordination consiste à relier les propositions d'une phrase complexe par une conjonction de subordination, un pronom relatif ou un mot interrogatif.
Nous irons à la mer samedi puisque les conditions météorologiques seront favorables.
La proposition principale est « Nous irons à la mer samedi » et la proposition subordonnée est « puisque les conditions météorologiques seront favorables ». Les deux propositions sont reliées par la conjonction de subordination « puisque ».
La proposition subordonnée
La proposition subordonnée dépend de la proposition principale : elle ne peut pas exister seule car elle n'aurait pas de sens.
La proposition subordonnée est le plus souvent reliée à la proposition principale par une conjonction de subordination, un pronom relatif ou un mot interrogatif.
- Je pense que tu as raison.
- Elle a acheté un livre qui lui a beaucoup plu.
- Le petit garçon a demandé au vendeur combien coûtait son manga préféré.
Dans ces trois phrases complexes, les propositions sont reliées grâce à la subordination.
Les principales conjonctions de subordination sont : « que », « alors que », « quand », « depuis que », « tandis que », « pendant que », « pour que », « afin que », « si bien que », « parce que », « puisque ».
Les pronoms relatifs sont :
- « qui », « que », « dont », « où » ;
- « lequel », « laquelle », « lesquels », « lesquelles » ;
- « duquel », « de laquelle », « desquels », « desquelles » ;
- « auquel », « à laquelle », « auxquels », « auxquelles ».
Voici quelques mots interrogatifs : « comment », « où », « pourquoi », « si », « combien », « quel », « quelle », « quels », « quelles », « qui », « quoi ».
La proposition subordonnée reliée à la principale par un mot interrogatif est une proposition subordonnée interrogative indirecte. Elle rapporte une question de manière indirecte, sans point d'interrogation, après un verbe de parole ou de pensée (demander, ignorer, savoir).
Ma mère m'a demandé où je partais en vacances cet été.
Les deux propositions sont reliées entre elles grâce au mot interrogatif « où ». La proposition subordonnée interrogative indirecte est introduite par le verbe « a demandé » qui implique une question.
Proposition subordonnée complétive
La proposition subordonnée complétive est introduite par la conjonction de subordination « que » et complète toujours un verbe.
Je pense que tu as raison.
« que » vient juste après le verbe « pense » :
- « Je pense » est la proposition principale ;
- « que tu as raison » est la proposition subordonnée complétive qui a la fonction de COD du verbe « pense ».
Ne pas confondre « que » pronom relatif et « que » conjonction de subordination :
- Le pronom relatif est toujours placé après un nom.
- La conjonction de subordination est toujours placée après un verbe.
Le livre que tu lis est récent.
- « le livre est récent » est la proposition principale ;
- « que tu lis » est la proposition subordonnée relative qui a la fonction de complément de l'antécédent « livre ».
Je pense que ton livre est récent.
- « Je pense » est la proposition principale ;
- « que ton livre est récent » est la proposition subordonnée complétive qui a la fonction de COD du verbe « pense ».