La pollution de l'air est un enjeu majeur de santé publique. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande de limiter fortement l'exposition aux principaux polluants atmosphériques comme les particules fines (PM) et le dioxyde d'azote (\ce{NO2}).
On s'intéresse ici aux conséquences de ces polluants sur la santé.
Concentrations moyennes annuelles en PM2.5 et en \ce{NO2} (µg/m³) dans certaines grandes villes françaises
| Ville | PM2.5 (µg/m³)* | NO2 (µg/m³)** |
|---|---|---|
| Paris | 18 | 40 |
| Lyon | 15 | 35 |
| Marseille | 14 | 32 |
| Toulouse | 12 | 28 |
*Pour les PM2.5, l'OMS préconise une valeur guide de 5 µg/m3.
**Pour le NO2, l'OMS préconise une valeur guide de 10 µg/m3.
Étude épidémiologique
Les chercheurs ont établi, dans l'intervalle de concentrations étudié, une relation approximativement proportionnelle entre la concentration de certains polluants et l'augmentation de certains risques sanitaires :
- une augmentation de 10 µg/m3 en PM2.5 entraîne statistiquement une augmentation de 6,0 % des hospitalisations pour maladies cardiovasculaires ;
- une augmentation de 10 µg/m3 en \ce{NO2} entraîne une augmentation de 4,0 % des crises d'asthme.
Pénétration des particules selon leur taille dans l'appareil respiratoire
- PM10 (taille ≤ 10 µm) : restent bloquées dans les voies respiratoires supérieures (nez, pharynx).
- PM2.5 (taille ≤ 2,5 µm) : atteignent les bronchioles.
- PM0.1 (taille ≤ 0,1 µm) : passent dans le sang et atteignent d'autres organes.
Parmi les affirmations suivantes, laquelle est correcte ?
Les valeurs guides de l'OMS sont fournies en dessous du tableau :
- Pour les PM2.5, l'OMS préconise une valeur guide de 5 µg/m3.
- Pour le \ce{NO2}, l'OMS préconise une valeur guide de 10 µg/m3.
Il suffit de diviser la valeur donnée pour une ville par la valeur guide.
Par exemple, concernant les PM2.5 à Lyon, on calcule :
\dfrac{15}{5}=3
À Lyon, la concentration en PM2.5 est trois fois supérieure à la valeur guide de l'OMS.
En supposant que l'augmentation du risque est proportionnelle à la concentration en polluants, quelle est l'estimation du pourcentage d'augmentation du risque d'hospitalisations pour maladies cardiovasculaires à Paris ?
On calcule l'augmentation par rapport à la valeur guide de l'OMS :
18-5=13 \text{ }\mu\text{g/m}^3
On utilise des données épidémiologiques en considérant que l'augmentation des risques est proportionnelle :
\dfrac{13\times6{,}0}{10}=7{,}8\text{ \%}
À Paris, l'estimation du pourcentage d'augmentation du risque d'hospitalisations pour maladies cardiovasculaires est de 7{,}8\text{ \%}.
En supposant que l'augmentation du risque est proportionnelle à la concentration en polluants, quelle est l'estimation du pourcentage d'augmentation de risque de crises d'asthme à Lyon ?
On calcule l'augmentation par rapport à la valeur guide de l'OMS :
35-10=25 \text{ }\mu\text{g/m}^3
On utilise des données épidémiologiques en considérant que l'augmentation des risques est proportionnelle :
\dfrac{25\times4{,}0}{10}=10\text{ \%}
À Lyon, l'estimation du pourcentage d'augmentation de risque de crises d'asthme est de 10\text{ \%}.
Parmi les propositions suivantes, quelle affirmation caractérise les particules les plus fines ?
D'après le document 2, plus une particule est fine et plus elle peut rentrer profondément dans le corps :
- PM10 (taille ≤ 10 µm) : restent bloquées dans les voies respiratoires supérieures (nez, pharynx).
- PM2,5 (taille ≤ 2,5 µm) : atteignent les bronchioles.
- PM0,1 (taille ≤ 0,1 µm) : passent dans le sang et atteignent d'autres organes.
Les particules les plus fines atteignent des zones plus profondes du système respiratoire, peuvent passer dans le sang et atteindre d'autres organes.
D'après vos connaissances, quelles mesures permettent de réduire en ville les concentrations atmosphériques de ces polluants ?
Les activités provoquant des émissions de polluants atmosphériques et devant être limitées en ville sont :
- l'utilisation de véhicules thermiques ;
- le chauffage au bois à basse performance.
En ville, limiter les déplacements en véhicules thermiques et réduire le chauffage au bois à basse performance permettent de réduire les concentrations atmosphériques de ces polluants.